Souvenirs d’Italie & l’Art du Portrait

du 17 septembre au 27 novembre 2026

Cette rentrée de septembre est l’occasion de vous présenter notre nouveau catalogue consacré aux Souvenirs d’Italie et à l’Art du Portrait.

En effet, le Grand Tour était le point de passage incontournable pour les artistes dès la fin du XVIe siècle. Ce désir de voyage était l’occasion de découvrir de nouveaux paysages et de capter la lumière chaude si particulière de la ville Eternelle et du reste de l’Italie.

En s’imprégnant des lieux antiques, Hubert Robert s’est adonné à l’exercice du caprice architectural en représentant dans ses tableaux des accumulations de grands monuments de la Rome antique.
Fortement influencé par Giovanni Paolo Panini – dont nous présentons une vue du Colisée ainsi qu’une vue du temple d’Hadrien et de Minerva Medica – à la rigueur quasi mathématique, Robert oppose la fantaisie et une virtuosité toute théâtrale.

Dans ces deux tableaux exceptionnels provenant d’une collection particulière depuis le début des années 1990, l’artiste nous éblouit par la liberté d’exécution du Panthéon et de la colonne Trajane ainsi que dans cette vue d’un pont antique.

Sa vision quasi archéologique et fortement inspirée par les fouilles d’Herculanum et de Pompéi dès 1738 et 1748, nous entraîne dans un monde réinventé avec des personnages de la vie quotidienne du XVIIIe siècle, où les lavandières côtoient les paysans fascinés par l’héritage du passé de l’ancienne Rome.

Le voyage se poursuit avec un très subtil paysage à la gouache par Jean-Pierre Louis Laurent Hoüel. Ce peintre s’est rendu en Italie sur tous les sites spectaculaires jusqu’à la Sicile en publiant, entre 1782 et 1797, un ouvrage intitulé Voyage pittoresque des Isles de Sicile, de Malte et de Lipari.

Pour compléter cet accrochage, une section consacrée à l’art du portrait du XVIIe au XIXe siècle sera évoquée avec la redécouverte d’un jeune violoniste réalisé par une femme artiste, Catherine Lusurier, disparue très jeune à l’âge de vingt-huit ans. Cette œuvre signée et datée 1778 constitue un apport important au corpus très mince de cette artiste.

Le baron Gérard sera également à l’honneur avec un très beau portait à mi-corps de la duchesse de Rohan en turban qui résume toute la délicatesse et le raffinement de la monde vestimentaire à la fin de l’Empire et au début de la Restauration.

Je vous invite nombreux à venir découvrir à la galerie, dès le 17 septembre prochain, cette belle sélection.

Alexis Bordes
Paris, septembre 2026